Journée de la diversité culturelle

Publié le 21 Mai 2010

Diversité culturelle

Déclaration de l’UNESCO

 

 

« La richesse culturelle du monde,

 

c’est sa diversité en dialogue »

 

diversite-culturelle.jpg

 

 

 

La Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle a été adoptée

à l’unanimité dans un contexte très particulier. C’était au lendemain des événements du 11 septembre 2001, et la Conférence générale de l’UNESCO, qui se réunissait alors pour sa 31e session, était la première réunion de niveau ministériel à se tenir après ces événements terribles.

 

Ce fut l’occasion pour les États de réaffirmer leur conviction que le dialogue interculturel constitue le meilleur gage pour la paix, et de rejeter catégoriquement la thèse de conflits inéluctables de cultures et de civilisations.

 

Un instrument d’une telle envergure constitue une première pour la communauté

internationale. Il érige la diversité culturelle au rang de « patrimoine commun

de l’humanité », « aussi nécessaire pour le genre humain que la biodiversité

dans l’ordre du vivant », et fait de sa défense un impératif éthique, inséparable du respect de la dignité de la personne humaine.

 

La Déclaration vise à la fois à préserver comme un trésor vivant, et donc renouvelable, une diversité culturelle qui ne doit pas être perçue comme  un patrimoine figé, mais comme un processus garant de la survie de l’humanité ;

elle vise aussi à éviter des ségrégations et des fondamentalismes qui, au nom des différences culturelles, sacraliseraient ces différences, allant ainsi à l’encontre

du message de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

 

La Déclaration universelle insiste sur le fait que chaque individu doit reconnaître

non seulement l’altérité sous toutes ses formes, mais aussi la pluralité

de son identité, au sein de sociétés elles-mêmes plurielles. C’est ainsi seulement

que peut être préservée la diversité culturelle comme processus évolutif  et capacité d’expression, de création et d’innovation. Le débat entre les pays qui souhaiteraient défendre les biens et services culturels « qui, parce qu’ils sont porteurs d’identités, de valeurs et de sens, ne doivent pas être considérés comme des marchandises ou des biens de consommation comme les autres », et ceux qui espéraient promouvoir les droits culturels a été ainsi dépassé, ces deux approches se trouvant conjuguées par la Déclaration qui a mis en évidence le lien causal unissant deux démarches complémentaires. L’une ne peut exister sans l’autre.

 

Cette Déclaration, accompagnée des lignes essentielles d’un Plan d’action, peut

être un superbe outil de développement, capable d’humaniser la mondialisation.

Elle ne formule évidemment pas de prescriptions, mais des orientations générales

qui devraient se traduire en politiques innovantes par les Etats membres, dans leurs

contextes spécifiques, en partenariat avec le secteur privé et la société civile.

 

Cette Déclaration, qui oppose aux enfermements fondamentalistes la perspective

d’un monde plus ouvert, plus créatif et plus démocratique, compte désormais parmi les textes fondateurs d’une nouvelle éthique promue par l’UNESCO au début du XXIe siècle. Je souhaite qu’elle puisse revêtir un jour la même force que la Déclaration universelle des droits de l’homme.

 

Koïchiro Matsuura,

Directeur général

  ________________________

 

Extraits

 

ARTICLE 4 

  

Les droits de l’homme,

garants de la diversité culturelle

La défense de la diversité culturelle est un impératif

éthique, inséparable du respect de la dignité de la

personne humaine. Elle implique l’engagement de respecter

les droits de l’homme et les libertés fondamentales,

en particulier les droits des personnes appartenant

à des minorités et ceux des peuples autochtones.

Nul ne peut invoquer la diversité culturelle pour porter

atteinte aux droits de l’homme garantis par le droit

international, ni pour en limiter la portée

________________________________________

 

 

 

 

 

Rédigé par Fanal Safran

Publié dans #Histoire, actualités

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Commenter cet article

lau 07/06/2010 08:22



Le barrage du Rizzanèse, on en entends plus parler...


Il y avait pas mal de lever de boucliers...


Pour ma part je suis pour l'hydro-éclectrique SAUF QUE là il s'aggisait d'une "chasse d'eau" qui n'aurait généré que peu de KiloWatt/heure...alors noyer une vallée pour ça....



Fanal Safran 07/06/2010 17:43



C'était bien la peine de vouloir dévier ce fleuve sauvage qui a tant de truites spécifiques à la Corse.


Merci de ces infos Lau et bises


Dany



Mike 28/05/2010 23:00



Les droits culturels dans leur diversité au coeur de l'universalité des droits de l'homme: quelle belle alchimie entre la différence et l'unité au nom de tout ce
qu'il y a de bon en l'homme. Belle valorisation par M. Matsuura.


A+.



Fanal Safran 29/05/2010 08:38



j'aurais pu ajouter plusieurs articles du texte, c'est vraimant important. Pour brimer un peuple on commence par des points comme la culture.


Merci Michael et elle journée


Dany



lau 21/05/2010 16:55



oui et elle en est tout aussi importante...


bises Dany



Fanal Safran 21/05/2010 19:12



Super que tu sois là pour cet article, car en Corse la diversité culturelle est si importante.


Au fait, toi qui protège tant l'eau... où en est le barrage du Rizzanèse ? C'était mon coin de balade journalière en partant de Sainte-Lucie de Tallano. Ce n'est donc plus un fleuve libre ?
http://www.youtube.com/watch?v=bXSJ74fvCAI