70 ans après ils témoignent pour notre mémoire

Publié le 30 Octobre 2011

Article publié à nouveau à la une dès le 17 juin:

 

et publié à nouveau ce dimanche 30 octobre 2011

car René Bauden nous a quitté ce jour à Thonon-les-Bains

 

Sur sa tombe sera gravée son appartenance à l’Ordre de la Libération. Apprenez à la jeunesse ce que cette distinction représente et rappelez-lui que cet homme, loin de se considérer comme un héros, estimait n’avoir fait que son devoir : défendre  la Liberté, la France et la République

 

 

 

Appel du 18 juin 1940

 

baugroup-article.jpg

                                 photo groupe de René Bauden (2e à partir de la gauche)

 

Je reviens de mes vacances dans les Alpes et près du Lac Léman. Je retrouve Papa à Niort. Il parle encore Chtimi le Papa et je lui donne des nouvelles d'un autre Chti de la famille ne vivant plus dans le Nord lui non plus mais en Savoie.

-"Papa, l'oncle René va aller le 18 juin en Angleterre avec les Compagnons".

Comprenez "les Compagnons de la Libération".

 

Ces deux hommes, comme tant d'autres, n'ont pas accepté il y a 70 ans et peuvent encore témoigner. 

 

 

En 1940 ils sont un groupe de jeunes de 17-18, 20 ans au plus. Ils ne savent pas encore qu'ils vont former l'enbryon des Forces Française pour la Libération et de la Résistance en France;

 

 

Liste des compagnons de la libération ici 

 

L'ordre de la Libération a été créé car le général De Gaulle ne souhaitait pas décerner aux gens qui se battaient pour la liberté la "légion d'Honneur" qui était (à cette époque) la décoration de l'état français de Pétain.

 

Il reste 41 compagnons sur 1061.

 

Pas rancunier et même beau joueur René Bauden  quand Romain Gary, s'est attribué un de ses faits dans le roman "Les morsures de l'aube" en laissant la gloire au futur Prix Goncourt. L'article du Messager rétablit la vérité.

 

Le 18 juin prochain les Compagnons de La Libération seront donc invités à commémorer le 70e anniversaire de l'appel du général De Gaulle à la fois en Angleterre et en France.

 

  Appel du 22 juin 1940 qui a été enregistré contrairement à celui du 18 juin 1940.

   

. (et non 1944 comme c'est inscrit sur cette vidéo)

 

 

Le 28 juin le gouvernement britannique l'a reconnu « chef de tous les Français libres », ce qui lui vaut reconnaissance et légitimité. Au terme de plusieurs semaines de négociations, les Forces françaises libres sont officiellement constituées le 7 août, tandis qu'une administration se met en place dans les locaux du 4, Carlton gardens.

.

.

 

 

Rédigé par Fanal Safran

Publié dans #Histoire, actualités

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A.B.D - Le Groupe des Personnes Diabétiques de Br 01/11/2011 14:14



Heureusement qu'il y avait des hommes courageux pour défendre la France et les autres pays, le Généreal de Gaulle a montré l'exemple. Ma famille a été se réfugier dans les environs de Grenoble
chez des fermiers, 70 ont passé et nous sommes toujours en relation avec eux.


Bonne journée


Nadine


 


 



Fanal Safran 01/11/2011 17:08



Une belle histoire que tu devrais écrire pour la suite de ta famille. Il y a peu de témoignages.


C'était aussi un homme souriant et heureux de vivre l'oncle René et on reste avec de beaux souvenirs de famille.


Merci Nad pour tes mots plein de gentillesse.


Dany


 



Dany de Fanal Safran 20/06/2010 10:51



Ce que l'on peut dire aussi, c'est que le discours du Général Pétain a mis en colère bien des Français.


Quelques lignes dans la presse du Nord :


"Dans un discours radiophonique le 17 juin, il sape une bonne fois pour toutes le moral des Français par ces phrases célèbres : « Je fais à la France le
don de ma personne pour atténuer son malheur. (...) C'est le coeur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat... » Dans son quartier général de Brûly-de-Pesche, Adolf
Hitler en aurait frappé sa cuisse d'intense jubilation."



delaplace marie josé 18/06/2010 13:26



bonjour Danielle! je viens de lire votre article sur René Bauden , votre oncle qui est aussi notre cousin ! sommes-nous cousins ns aussi? merci de votre réponse! cordialement



Fanal Safran 18/06/2010 16:51



@ Marie-José Delaplace :


Alors là, Marie-Jo, c'est extraordinaire... comment avez-vous fait pour trouver mon blog ?  Dans le mail que
nous a envoyé son fils (cousin de mon mari, leurs maman étaient soeurs) je vois l'adresse de Pierre qui porte le même nom que vous et après le nom est écrit 59   donc re-sourire. (suis née à Lille)


Un blog étant dans le domaine publique, je vais vous répondre par mail pour nos liens de famille.


Nous avons suivi cette journée pour l'instant nous n'avons pas vu beaucoup oncle René à Londres. Il est vrai qu'il a déjà toutes les médailles possibles. Mais comme nous l'a indiqué Michel nous
regarderons le journal Canal+ car il a reçu leurs journalistes.


Nous étions à Anthy avec eux jeudi 13 mai. Toujours bon pied bon oeil notre René.


A bientôt par mail


Dany


 



Channig 17/06/2010 22:33



On sera nombreux demain devant nos écrans pour un moment "souvenirs" Dany.


Bonne soirée et bises Dany



Fanal Safran 18/06/2010 06:04



Je crois oui, en effet.


Bises Channing.


 



Dany de Fanal Safran 17/06/2010 19:58



Le texte :
« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs
au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la
lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les
retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons
vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans
leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec
moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »