Patrick Fandio

Publié le 3 Août 2009


Vous savez comme je suis contre les statistiques ethniques ! Aussi je suis heureuse de lire cet article de Jeune Afrique sur Patrick Fandio.

 Il nous dit  "Je refuse de me polluer l'esprit avec des questions de minorité"

     Gapi you Patrick !
     Je te remercie Patrick ! 

l'article 03/08/2009 09:26:08 | Jeune Afrique- Par : Fabienne Pompey | 

Grand reporter à TF1, ce Camerounais de 34 ans a tout plaqué pour retourner vivre en Afrique. Et créer sa propre société de production, baptisée Impala.

 

Il avait tout. Tout ce dont un journaliste peut rêver. Un formidable job de reporter sur la chaîne la plus regardée de France, des voyages aux quatre coins du monde, la confiance totale de sa hiérarchie et un salaire que bien de ses confrères lui enviaient. Il a tout laissé tomber. Patrick Fandio va enfin faire ce dont il avait vraiment envie : retourner travailler en Afrique.


....

Depuis le mois de mars, ce Camerounais de 34 ans a mis les voiles et quitté TF1. Direction Johannesburg. Avec une équipe de quatre ou cinq permanents, il est en train de créer sa propre société de production, baptisée Impala. À partir de l’Afrique du Sud, il envisage de produire des reportages et des documentaires pour l’ensemble du continent. « J’ai toujours su qu’un jour je repartirais », explique-t-il. Il était établi en France depuis 1993. 


..............

Après sa licence en communication, il veut une formation « plus concrète et plus pro ». Il n’a pas les moyens de se présenter, comme le font les autres, aux concours de plusieurs écoles de journalisme. Il n’en passe qu’un, celui du Celsa (école de communication dépendant de la Sorbonne). Il y a une petite vingtaine de places pour plus de mille postulants. Il est admis.

Son diplôme en poche, Fandio veut faire de la radio. Pas n’importe laquelle, celle des Africains, Radio France Internationale. Il tente d’obtenir la bourse annuelle qu’offre la « radio mondiale » aux étudiants en journalisme. Une fois n’est pas coutume, il échoue. Un de ses profs, Rachid Arhab, qui travaille alors à France 2, le pousse à présenter sa candidature… et lui donne un petit coup de pouce, souvent si précieux en début de carrière.

Nous sommes en 1998 et, dans l’audiovisuel, il n’est pas encore question de « diversité ». « Patrick a progressé comme n’importe quel jeune journaliste », se souvient Pascal Doucet-Bon, l’un de ses supérieurs de l’époque. S’il a réussi, ce n’est pas parce qu’il était noir, mais parce qu’il « apprenait avec une vitesse déconcertante ». « Des gars comme lui, je n’en ai pas vu souvent », ajoute Doucet-Bon.

À France 2, il parcourt le pays en tous sens et fait ses armes de reporter. Surviennent les attentats du 11 Septembre. Il a 26 ans et se retrouve propulsé dans les coins les plus chauds de la planète. En Irak, notamment. 

« C’était drôle de voir la réaction des gens sur le terrain. Un journaliste noir en zone de guerre, il n’y en a pas beaucoup. Et un journaliste noir filmé par un caméraman blanc, encore moins. Au début, en Irak, j’étais un peu une curiosité », se souvient Fandio.


Mais sa carrière, il le maintient, ne doit rien à la discrimination positive
. « Je refuse de me polluer l’esprit avec des questions de minorité à l’écran », insiste-t-il. Cela ne l’empêche pas de relever que, pendant dix ans, il a été le seul Noir du journal télévisé. « Si on le veut vraiment, il est parfaitement possible de dénicher d’autres journalistes noirs expérimentés, doués, ou même, pourquoi pas, médiocres, comme il en existe dans toutes les rédactions. La vraie égalité, ce sera quand nous aurons aussi le droit d’être moyens », plaide-t-il.


Il n’empêche : quand, en 2003, TF1 entreprend de le courtiser, ce n’est pas seulement parce qu’il est très bon, mais aussi parce que « la diversité » à l’écran est devenue une politique. « TF1 lui proposait un salaire hallucinant sur lequel nous n’avons pu nous aligner », regrette son ancien collègue de France 2. « Être recruté au nom de la diversité, ce n’est pas être le Noir de service ! Patrick a toujours été perçu à TF1 comme un journaliste à part entière, avec du talent et des capacités. On lui a fait confiance », commente le présentateur Harry Roselmack, originaire de la Martinique. Pour Harry, Patrick est « un type simple, accessible, très spontané, sans calcul dans ses relations ».

En 2009, ce dernier décide pourtant de « rentrer » et choisit l’Afrique du Sud, parce que « ce pays nous a fait rêver pendant toute notre jeunesse », dit-il, mais aussi parce que c’est un carrefour africain, une plate-forme. Et puis c’est là que se déroulera en 2010 la Coupe du monde de foot… « Il fallait qu’il le fasse. C’est un choix de cœur, un choix de raison, un choix militant », estime Roselmack.


Comme Patrick, il pense que si l’Afrique n’est pas très présente dans les médias audiovisuels français, c’est surtout une question d’offre : il n’y a pas assez de reportages montrant autre chose que des crises. « Je souhaite que les Africains racontent eux-mêmes leur histoire au monde », confie Fandio. Mais cette fois, il ne s’agira pas seulement d’être un bon journaliste. Pour réussir son pari, il lui faudra aussi faire la preuve de ses capacités de manager et de chef d’entreprise. Et ça, c’est une autre affaire     *


_____     Capacités de Manager : Alors là Madame Pompey.... moi, je lui fais plus que confiance justement.





Rédigé par Fanal Safran

Publié dans #Afrique

Repost 0
Commenter cet article

Théodore NANA 18/11/2009 14:42


salut, je  veux joindre M fandio. cela me fera un grand plaisir si vous me passez son adresse ou un email.
merci
cordialement


Fanal Safran 18/11/2009 16:54


Bonjour Théodore,

Moi aussi  . Il a du lancer son journal, très certainement; Il voulait pouvoir être sur place pour le foot en
Afrique du Sud. Ce journaliste est génial.
Il faudrait donc retrouver ses articles récents en France , en Afrique, au Cameroun surtout bien-sur.
Bonne journée
Danielle