Plus peur des Pirates ?

Publié le 9 Avril 2009


Jeune Afrique

08/04/2009 09:46:20 - AFP –


Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé mardi que l’équipage du voilier "Tanit" avait été mis en garde "à plusieurs reprises" contre le risque de piraterie au large des côtes somaliennes. Le bateau de plaisance a été intercepté samedi par des pirates, qui ont été "localisés".


"Cet équipage avait été prévenu spécifiquement et a été dissuadé à plusieurs reprises. Il est très peu compréhensible que les recommandations de prudence n'aient pas été entendues", a-t-il ajouté. 


L'état-major des armées françaises avait auparavant dit que la Marine nationale avait "formellement déconseillé" au voilier "Tanit" de poursuivre sa route vers le Kenya, devant la recrudescence des actes de piraterie dans la région.

L'organisation non gouvernementale Ecoterra International, basée au Kenya, et spécialisée dans la surveillance maritime, avait révélé l'attaque du bateau et précisé qu'elle avait eu lieu "à environ 640 km au large de Ras Hafun dans le nord-est de la Somalie".


 

Rédigé par Fanal Safran

Publié dans #Ici ou d'Ailleurs

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Fanal Safran 12/04/2009 13:13

AFP ce jour :
Un ancien otage des pirates somaliens, Patrick Marchesseau, le capitaine du Ponant, a affirmé dimanche à l'AFP, deux jours après la libération des cinq otages français du Tanit, dont l'un est décédé, qu'il est "déraisonnable de s'aventurer avec un navire de plaisance" au large de la Somalie.
Les quatre ex-otages du voilier français "Tanit" sont à Djibouti et arriveront dimanche à Paris.
"C'était inconscient et irresponsable de leur part de naviguer dans cette zone, surtout avec un enfant", a déclaré M. Marchesseau, soulignant cependant que "l'issue est regrettable".

Fanal Safran 11/04/2009 15:03

Suite tragique : autre article de Jeune-Afrique pour le suivi
Le détournement Tanit par des pirates somaliens s'est achevé par un drame vendredi avec la mort de Florent Lemaçon, propriétaire du voilier, dans une opération de la marine française qui a permis de libérer sains et saufs les quatre autres otages, dont un enfant de trois ans, fils de la victime.
"La meilleure décision possible"
Deux pirates ont aussi été tués et les trois autres faits prisonniers, lors de cette opération menée par des Commandos Marine.
"Je crois que c'était la meilleure décision possible, les pirates voulaient absolument ramener les otages au niveau de la côte somalienne et dès lors que les otages étaient au niveau de la côte somalienne, nous ne pouvions plus assurer leur contrôle et éventuellement leur sécurité", a expliqué M. Morin, en en soulignant que "par nature, le risque zéro n'existe pas".
"Nous avons tout mis en oeuvre pour préserver la vie des otages", a-t-il insisté.
Questionné sur le montant de la rançon que la France avait proposé aux pirates, comme il l'a affirmé vendredi soir, le ministre de la Défense a répondu que "le montant n'apporte rien sinon que la somme était significative".
Rançon refusée par les pirates
Cette proposition a été refusée par les pirates.
S'agissant des deux autres opérations de libération de navires français capturés par des pirates somaliens, M. Morin a affirmé qu'il y avait "eu remise de rançon pour le Ponant par l'armateur, pas pour le Carré d'As".
Le 11 avril 2008, les forces spéciales avaient libéré les 30 membres d'équipage du voilier de luxe Le Ponant, capturé une semaine plus tôt, après versement d'une rançon estimée à deux millions de dollars.
Le 15 septembre 2008, des commandos des forces spéciales françaises étaient intervenus pour libérer un couple de Français retenus depuis près deux semaines par des pirates somaliens sur leur voilier, le Carré d'As. Un pirate avait été tué.